Le Waldorf Astoria, l'hôtel d'enfance de Paris Hilton
Fondé en 1893 par les cousins William Waldorf Astor et John Jacob Astor IV, ce joyau architectural est né de la fortune d'une dynastie d'immigrants néerlandais passés maîtres dans le commerce de la fourrure et la spéculation immobilière, au point de posséder une part considérable de Manhattan. Véritable palais au cœur de la ville, l'établissement s'est immédiatement imposé comme l'épicentre du pouvoir, des arts, mais aussi des intrigues de la haute finance et de la pègre. Le parrain de la mafia Lucky Luciano, fondateur de la Cosa Nostra, y avait d'ailleurs établi ses quartiers généraux dans les années 1930. Ses salons et ses suites opulentes ont vu défiler des chefs d’État comme Barack Obama, de grands capitaines d'industrie à l’instar des Rockefeller, John Pierpont Morgan, Cornelius Vanderbilt et Andrew Carnegie, ainsi que des génies de la musique comme Cole Porter et Michael Jackson. Le glamour hollywoodien y a également trouvé son refuge à travers des icônes telles que Marilyn Monroe, Elizabeth Taylor et Audrey Hepburn. C'est aussi dans ces murs que l'actrice Zsa Zsa Gabor épousa Conrad Hilton, fondateur de l'empire hôtelier qui rachètera le monument, faisant de lui l'arrière-grand-père de Paris Hilton.
Pour la quatrième génération de la famille Hilton, le palace a surtout été le théâtre d'une enfance et d'une adolescence totalement surréalistes. Installées au sommet des très sélectes Waldorf Towers, au sein de la majestueuse suite 38H, Paris et Nicky Hilton ont grandi comme les mondaines de Manhattan. En tant que filles du patron, l'hôtel tout entier, ses infrastructures et son personnel dévoué étaient à leur entière disposition. Le ton était donné dès la fin des cours : pas question de rentrer à pied, les deux sœurs étaient récupérées directement devant les portes de leur école privée par une limousine avec chauffeur privé. Le véhicule s'engouffrait sous la porte cochère ultra-sécurisée de la 50e rue, salué par les portiers et réceptionnistes. Traversant la somptueuse galerie d'entrée de Park Avenue sous le regard des concierges résidentiels, Paris et Nicky s'installaient parfois au Park Avenue Lounge, un espace d'une élégance rare, pour y recevoir et impressionner leurs amies de la haute bourgeoisie new-yorkaise. Disposant des privilèges, les adolescentes menaient un train de vie mondaines. Elles prenaient leurs habitudes dans les restaurants mythiques de l'hôtel, s'affichant notamment au célèbre Peacock Alley pour savourer des cocktails et des mets raffinés, ou commandaient de gigantesques banquets via le service de restauration en résidence disponible jour et nuit.
Leur routine beauté n'avait rien de commun : elles montaient à bord des ascenseurs privés pour rejoindre le 25e étage. Là, au cœur d'une vaste installation de bien-être privée, elles se baignaient dans la spectaculaire piscine de 25 mètres surplombant la skyline et Park Avenue. Elles s'installaient ensuite ensemble dans les cabines privées du spa de l'hôtel, se relaxant dans les saunas et hammams pendant que le personnel de l'établissement s'affairait autour d'elles pour les coiffer, les masser et les maquiller avant leurs soirées.
Le quotidien des deux mondaines était rythmé par ce faste et des rencontres hors du commun : au détour d'un simple trajet en ascenseur, elles se retrouvaient nez à nez avec le président des États-Unis ou les membres des Rolling Stones. Mieux encore, la famille partageait son palier avec des voisins légendaires. Durant six mois, le Roi de la Pop, Michael Jackson, s'est installé dans la suite 30A juste en dessous. Kathy, la mère des filles qui avait fréquenté la même école que la star, organisait de longues sessions de retrouvailles familiales où Michael Jackson venait passer du temps. L'hôtel bruissait d'une effervescence mondaine permanente, accueillant des galas caritatifs, des bals de charité et des défilés de mode jusqu'à cinq soirs par semaine dans sa somptueuse salle de bal. Conviées d'office à toutes les tables en leur qualité d'héritières, Paris et Nicky adoraient vivre cette vie. Revêtant des robes de haute couture Chanel, Dior, Gucci,... après leurs séances au spa, elles aimaient descendre observer l'élite depuis les grands balcons intérieurs de la salle de bal, ou participer directement aux réceptions pour s'amuser au milieu des décors somptueux. C’est au cœur de ce faste absolu, entre les secrets des suites royales et les tapis rouges des salons, que les sœurs Hilton ont forgé leur image publique et puisé l'inspiration pour leurs futurs empires commerciaux.
Aujourd'hui, l'icône de Manhattan se réinvente en proposant plus de 4 600 mètres carrés d'espaces et de commodités haut de gamme exclusivement dédiés à ses programmes résidentiels privés. En associant l'intimité d'appartements de prestige à l'excellence du service hôtelier qui a fait sa renommée planétaire, l'établissement s'affirme plus que jamais comme le nec plus ultra du luxe et de l'art de vivre new-yorkais.
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| Entrée du penthouse au Waldorf Astoria. |
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| Salle de bains principale |
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| Brunch du Waldorf Astoria |
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THE BAR ROOM |
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The Dining Room |
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| Réception de l'espace bien-être |
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| Paris et Nicky Hilton au Waldorf Astoria en 1999 |
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| John Jacob Astor IV, co-fondateur du Waldorf Astoria. Issu d'une des familles les plus riches et influentes au monde, il disparaît tragiquement en 1912 lors du naufrage du paquebot Titanic. |














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